mercredi 9 janvier 2013

Comment je me suis enfin décidée à prendre de bonnes résolutions

  Je ne prends jamais de bonne résolution : en général rien que le fait de me demander ce que je vais bien pouvoir décider en la matière me fatigue, aussi, comme Alphonsine, je me résous à tenter de faire l'année suivante à peu près comme l'année précédente, ce qui, à défaut d'être très ambitieux, est déjà suffisant.

  En ce début d'année, armée de mes non-résolutions, j'ai repris courageusement le chemin de l'école pour y conduire mes enfants (trajet à pied, de nuit, par quelques degrés au dessus de zéro seulement, et un taux d'humidité digne des meilleurs hammams : voilà pourquoi prendre de nouvelles bonnes résolutions m'apparaît parfois superflu).

  Mardi matin, je tombe sur Xavier dans le vestiaire de la classe que fréquentent son fils et le mien. Comme d'habitude Xavier a la mine sombre et l'air défait ; comme d'habitude, tout en me demandant s'il a réussi à prendre des congés pendant les vacances scolaires, je souris intérieurement en pensant à ces gens qui semblent crouler sous les soucis alors qu'ils ont tout pour être heureux : la santé, une famille, des enfants, un travail, un toit.

  Compréhensive, en apparence du moins, je m'adresse à Xavier :

- Un peu dure, la reprise ?

  Soupir de Xavier.

- C'est à dire qu'on a eu un petit incendie...

  A ce moment-là, j'ai commencé à me dire que peut-être il y avait cette fois des raisons à la lassitude de Xavier. Évidemment, s'il a fait brûler son grille-pain un de ces matins en réchauffant ses croissants, je peux comprendre que cela lui ait gâché le début de l'année.

- ...un court-circuit dans la cuisine.

- Ah, et vous avez beaucoup de dégâts ?

- On n'a plus de charpente, ni de toit.

  Ah oui. Un « petit » incendie. J'ai senti tout à coup mes certitudes intérieures partir un « petit » peu en fumée. J'ai poursuivi la conversation sur un ton plus hésitant.

- Et... vous en avez pour combien de temps de travaux ?

- Huit mois.

  Huit mois de travaux. Bouche bée, j'ai regardé Xavier, dont la maison vient de partir en fumée, obligé de s'entasser avec sa femme et deux enfants en bas âge dans un logement de fortune le temps que sa maison, qu'il venait de retaper pendant un an, soit à nouveau habitable, et, avec son air à peine un peu plus sombre qu'un lundi matin normal, je lui ai soudainement trouvé une attitude exceptionnellement héroïque et admirablement stoïque. J'ai souhaité bon courage, j'ai fini de préparer mon fils, j'ai dit « bon courage » à nouveau, j'ai fait rentrer mon fils dans sa classe et j'ai salué Xavier en lui souhaitant encore « Et surtout bon courage ! ».

  En rentrant chez moi, j'ai commencé par débrancher le grille-pain – on n'est jamais trop prudent – , et je me suis promis de ne plus jamais sous-estimer les soucis d'autrui.

  Plus jamais.

  C'est ma bonne résolution pour 2013.

toit

 

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dimanche 6 janvier 2013

Taguée #2

  J'ai déjà été taguée une fois l'année dernière, mais c'est avec plaisir que je me suis vue désignée par the desesperate working mom pour répondre à un nouveau tag – et avec autant de plaisir que je me prête au jeu aujourd'hui.

  Avant toutes choses, je vous rappelle les règle du tag en question :

le-tag-des-11-questions-i-love-cinema-potzina

- poster les règles sur son blog

- répondre aux 11 questions

- inventer 11 nouvelles questions

- partager le tag avec 11 personnes en mettant un lien vers leurs blogs et leur annoncer la nouvelle !

 

Et voici mes réponses aux onze questions posées par the desesperate working mom :

 

Quelle héros/héroïne de contes de fée aimerais-tu être ?

 Gretel, de Hansel et Gretel. Et hop, au four, la méchante sorcière !

Dans quel autre pays voudrais-tu vivre ?

La dolce vita, c'est en Italie, avec un petit verre de bon vin. Ou bien en Bavière (avec un verre de bière).

Quel est le plus grand défaut de ton partenaire ?

Il ne laisse (presque) jamais de commentaire sur mon blog. Vous trouvez ça normal ?

Possèdes-tu un animal domestique, voir même plusieurs ?

Aucun ! J'ai déjà un blog à nourrir, alors...

Quelle est ta recette fétiche ?

 Une génoise fourrée au caramel au beurre demi-sel. Très très bon !

Plutôt culotte, string, tanga ou boxer ?

Bodys pour ma fille, slips pour ses frères. (Comment ça, c'était pas le sens de la question ?)

Quel prénom ne pourrais-tu absolument pas donner à ton/tes enfants ?

Jean-Claude (à cause de Jean-Claude Dusse. Même sur un malentendu, je crois que ça ne pourrait pas marcher).

Quel serait ton premier achat fou si tu étais multi-milliardaire ?

Un petit chalet dans la montagne, avec des étoiles qui courent dans la neige autour, et des guirlandes qui tombent du toit (et un appareil à raclette).

Etais-tu plutôt dans les premiers de la classe ou le cancre à côté du radiateur ?

Je n'ai rien contre les radiateurs, ceci dit j'étais plutôt dans la première catégorie. Mais si possible au dernier rang, pour avoir une vue d'ensemble sur la salle de classe (et pouvoir discuter tranquillement avec mes voisines).

Les Dalton ou Astérix, tu préfères quoi ?

Astérix, parce que j'suis une gentille (c'est mon côté « pas cancre auprès du radiateur »). Et hop, au tapis les méchants romains !

Quelle est ta saison préférée?

Le printemps. Parce que chaque année en sortant de l'hiver, on a oublié à quel point c'est beau.

 

  Voici maintenant onze nouvelles questions :

1. Si tu devais voir la vie à travers un filtre de couleur, quelle en serait la teinte ?
2. Au cinéma, préfères-tu rire ou pleurer ?
3. Tour de Pise, tour Eiffel ou tour de Babel ?
4. Quelle est la pièce vestimentaire la plus originale que tu aies jamais portée ?
5. Courrier, téléphone, mail, texto... : quel est ton mode de communication préféré ?
6. Y a-t-il une chanson qui te ressemble ?
7. Quel est le film dont tu connais par cœur toutes les répliques ?
8. Préfèrerais-tu être élue (élu) prix Nobel ou Miss Monde (Mister Monde) ?
9. A la foire, es-tu plutôt grand huit, train fantôme, maison du rire ou croustillons ?
10. De quelle invention aurais-tu aimé être l'auteur ?
11. Dis-nous tout : où est situé l'ordinateur sur lequel tu réponds à ces questions ?

  Alphonsine, Stiop, Ginger, Au petit bonheur, Yanou, Stelda, Bibiche, Sous les galets, May, Nais', je serais très curieuse de lire vos réponses, si vous l'acceptez... et si d'autres de mes lecteurs souhaitent se prêter au jeu, en commentaire ou sur un blog, j'en serai ravie !

  A vous de jouer !

 

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vendredi 4 janvier 2013

Le Père Noël existe (et il est déjà passé)

J'avoue que je ne croyais plus tellement à son existence. Je me chargeais même à sa place de choisir des cadeaux pour mes enfants et pour mes proches – c'est dire si je ne me faisais plus d'illusion. Ce n'est pas faute d'avoir aimé petite cette légende merveilleuse, d'autant que s'il pouvait m'aider parfois à trouver de bonnes idées pour certains de mes proches, cela me faciliterait le travail (un petit coup de main pour réaliser les emballages des cadeaux ne serait pas de refus non plus, d'ailleurs s'il est trop occupé j'accepterais volontiers qu'il m'envoie un de ses gentils petits lutins pour m'aider).

Bref, le Père Noël n'existe pas, je me suis fait une raison, et, à défaut d'endosser son costume et sa hotte, je le remplace chaque nuit de Noël en déposant les présents soigneusement emballés par mes soins autour des chaussures de mes enfants.

Toutes mes certitudes pourtant se sont effondrées, en l'espace d'une minute, hier soir. Et si la non-existence du Père Noël n'était qu'un mensonge ? Une légende que l'on raconte aux adultes pour leur faire croire que la vie est dure, exigeante, pénible, que rien de bon ne leur arrive sans effort ? Une punition pour leur orgueil originel et leurs penchants désordonnés ? Un châtiment pour sanctionner leur suffisance et leur scepticisme de grandes personnes ?

Hier soir, donc, en consultant mon téléphone, j'ai trouvé un message sur mon répondeur.

« Bonjour, la boutique Hermès a Bordeaux, je vous appelle pour vous prévenir que votre montre est prête et que nous la mettons de côté à votre nom. »

Je ne vois que le Père Noël pour expliquer que la boutique Hermès de Bordeaux, où je n'ai jamais mis les pieds, ait obtenu mon nom et mon numéro de téléphone. De plus, je n'ai jamais inscrit de montre Hermès sur ma liste de cadeaux, ce qui prouve bien que c'est le Père Noël lui-même qui a choisi (car, comme je l'explique moi-même à mes enfants, si le Père Noël ne leur offre pas tout ce qu'ils ont demandé, c'est parce qu'il sait mieux qu'eux ce qui leur convient).

D'ailleurs, à la réflexion, rien ne me conviendrait mieux cette année qu'une jolie montre Hermès.

Le seul ennui, c'est que j'habite à plusieurs centaines de kilomètres de Bordeaux. Mais je pense que le Père Noël m'enverra bientôt des billets de train dans ma boîte aux lettres. A moins qu'il ne dépêche un de ses lutins en Gironde pour me rapporter mon cadeau (et m'aider à emballer les miens par la même occasion)...

montre-hermes.jpg

Je pense que c'est celle-ci, vous ne la trouvez pas jolie ?

 

 

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jeudi 3 janvier 2013

A la manière de... La Belette

  Vous le savez certainement comme moi, l'année 2013 a très mal commencé, la blogueuse La Belette ayant mis un point final à son blog (enfin, il est toujours temps de changer d'avis, non ?). J'ai voulu lui rendre hommage et la remercier pour tous les éclats de rire qu'ont provoqué ses billets brillants et drôles.

  Comme je l'ai fait précédemment pour une autre talentueuse blogueuse, Ginger, je me suis donc attachée à vous offrir un pastiche (à découvrir ici) du blog de La Belette. Le résultat est très imparfait et n'atteint pas, bien-sûr, le dixième du talent de l'original, mais je le lui dédie, en invoquant son indulgence, pour lui exprimer toute mon amitié, toute ma reconnaissance et toute mon admiration.

  J'espère, chère Belette – et je crois n'être pas la seule à l'espérer - que la blogosphère ne sera pas définitivement privée de ta verve ni de ton humour !

 

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Les lunettes de James Bond

Avertissement : ce billet est un pastiche du blog de La Belette.

(Explications ici)

 

 

  Ce matin mon marido a eu envie de changer de lunettes. Comme il connait mon goût infaillible il m'a demandé de l'accompagner chez l'opticien (et aussi il s'est dit si jamais je reviens avec des lunettes qu'elle n'aime pas je vais en avoir pour plusieurs années à supporter son regard désapprobateur sur ma monture) (c'est faux je suis très tolérante) (mais c'est vrai qu'il y a lunettes et lunettes).

  Donc nous entrons chez l'opticien. Jeune, très stylé avec sa chemise blanche à col noir, et surtout, avec ses lunettes. Vous avez déjà vu un opticien sans lunettes ? Moi non, c'est comme les cordonniers (j'en ai jamais vu sans chaussures).

  Derrière l'opticien, des murs et des murs recouverts de lunettes. Et entre les lunettes, des miroirs. On a commencé à tout essayer. Enfin, mon marido a tout essayé, parce que moi j'ai essayé une paire et je me suis dit PUNAISE HEUREUSEMENT QUE J'AI UNE BONNE VUE.

  Tiens elle te plait celle-là ? Non elle est trop étroite. J'aime bien celle-ci. Non ça te ratatine le visage. Pourquoi pas celle-là ? Non j'aime pas la couleur. Et l'autre là-bas ? Non ça fait trop vieux. Trop mode. Trop gros. Trop rond. Trop sévère.

  Le vendeur, là, a bien senti qu'on avait du mal. Il a regardé la monture que je préférais, il a dit à mon marido : « Non, pas ça, vous aurez tout le temps de porter ça dans vingt ans ». Il a sorti des modèles, mon marido a essayé, « Alors si vous aimez il y quelque chose qui se fait beaucoup, c'est les branches vert fluo », mon marido a dit non (ouf) (c'est une cause de divorce), « sinon j'ai aussi les lunettes de James Bond dans Skyfall », mon marido a dit « ça c'est un argument », « Ça vous plairait que votre mari porte les lunettes de James Bond ? », j'ai dit « ça dépend » (j'ai d'autres ambitions dans la vie que d'être une James Bond girl, la preuve j'écris un blog).

  Finalement mon marido a choisi les lunettes de James Bond, le vendeur nous a fait asseoir à son bureau. « Vous voulez des verres antireflet ? Ah excusez-moi, c'est le livreur de colis». « Oui, donc, des verres antireflet, et vous les voulez amincis... ah pardon, bonjour Madame, vous venez pour un colis ? » C'est là qu'on s'est rendu compte que la boutique faisait aussi relais colis. « Donc, des verres amincis ? » « C'est pour un colis ? » « Il y a une offre pour les lunettes de soleil » « J'arrive, c'est encore un colis ».

  Et là j'ai dit à mon marido : CA SERT A QUOI DE CHOISIR LES LUNETTES DE JAMES BOND SI C'EST POUR ETRE INTERROMPU DIX FOIS POUR DES COLIS LA REDOUTE ?

  C'est vrai, quoi. Non ? tom-ford-lunettes-de-vue

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mercredi 2 janvier 2013

Petit précis à l'usage du Père Noël

Cher Père Noël,

  Comme chaque année tu as déposé une montagne de cadeaux auprès du sapin, et c'est de tout cœur que je t'adresse les remerciements de tous les membres de la famille pour ta grande générosité et l'indulgence avec laquelle tu sembles avoir oublié toutes les bêtises de certains (et ce n'est pourtant pas faute de les avoir menacés d'être privés de cadeaux).

  Maintenant que tu goûtes un repos bien mérité après la longue nuit de Noël et ta course interminable sur les toits du monde entier, je pense que l'heure est favorable à un petit bilan et c'est pourquoi je me permets de t'adresser, très respectueusement, quelques remarques destinées à améliorer encore, s'il est possible, le cru de Noël 2013.

monochausson

 

  Tout d'abord, merci du fond du cœur de n'avoir choisi aucun des cadeaux de la liste des horreurs que j'avais dressée le mois dernier. C'est sans regret que nous n'avons découvert ni mono-chaussons ni peluche tête de mort parmi nos paquets.

piles LR03

  Nous connaissons tous ta grande bonté et ton infinie générosité. Sache pourtant qu'il n'est pas absolument nécessaire d'offrir exactement les jouets demandés par les enfants. Par exemple, s'ils font la demande de véhicule télécommandés, n'hésite pas à leur offrir les mêmes véhicules, non téléguidés. Ou alors, pourrais-tu offrir par la même occasion, un an d'abonnement en pile LR03 à leurs parents ? Parce que douze piles épuisées en une demi-heure de jeu, c'est un tout petit peu beaucoup.

lego city  De même, si un enfant te commande le Commissariat de police lego city ou un jouet du même type, n'hésite pas à offrir uniquement le fourgon de police, c'est déjà très bien. En effet, assembler 783 minuscules pièces le 25 au matin après quatre heures de sommeil et quelques flûtes de champagne, le tout en farcissant la dinde, c'est une tâche qui frise l'héroïsme. Ou alors, en même temps que les LR03, n'oublie pas d'envoyer une baby-sitter spécialisée pour soutenir les parents (merci à l'oncle généreux qui, une flûte à la main, a supervisé l'opération « cherche la pièce parmi les 783 et assemble-la comme l'indiquent les instructions »).

jeu d'échecs

  Attention à ne pas te fier aux emballages ! Nous ne vivons pas, hélas, dans le monde des Bisounours, et les responsables marketing des magasins de jouets ne sont pas aussi désintéressés que toi. Ce n'est pas parce qu'une boîte de jeu indique « à partir de 6 ans » qu'il faut le croire absolument. Personnellement, j'ai toujours eu un peu de mal à en comprendre la règle, alors offrir un jeu d'échecs à un enfant de six ans me paraît un peu prématuré. En attendant on pourra toujours le détourner en jeu de dames.

  Les emballages, parlons-en ! Puisque souvent les parents t'assistent en stockant à leur domicile les jouets qui ne rentreraient pas dans ta hotte, pourrais-tu réduire quelque peu le format des boîtes de jouets ? Cacher deux mètres cubes de paquets dans un appartement de taille limitée est une tâche très délicate ; les recouvrir de dix mètres carrés de papier cadeau un défi de taille.

Ce ne sont, bien-sûr, que des remarques minimes, car, comme chaque année, tu as apporté avec toi la magie et l'émerveillement de Noël. Les chocolats étaient délicieux, et les enfants ne se sont pas ennuyés une seule seconde de toutes les vacances. Merci pour tout, et à l'année prochaine !

poupee

lundi 31 décembre 2012

Hiver

Le départ est donné, nous sommes prêts. Les pneus neige sont posés, les paires de bottes fourrées commandées, les gants, bonnets, moufles et écharpes ont quitté les placards depuis un moment déjà, les radiateurs chauffent ; le soir un bon châle trouve sa place sur les épaules et une boisson fumante sur la table basse du salon.

Derrière les rideaux rouges la nuit se fait de plus en plus longue et le matin en partant les stores sont encore baissés. Nous soignons déjà les premiers rhumes et les premières angines, la voiture dort à l'intérieur et souvent un frisson nous secoue quand nous mettons le pied dehors, que l'humidité nous transperce et que notre souffle se condense, épaississant la brume environnante.

Le ciel bas est souvent gris, et quand il blanchit on se prend à guetter la neige. L'horizon décoloré se perd dans le brouillard ou dans la nuit, seules les feuilles mortes voltigeant encore à terre apportent une touche de couleur – mais déjà le vent les emporte.

Et l'on compte les jours... L'hiver n'a pas commencé encore, l'été est si loin pourtant, et le printemps... autant relever son col et baisser la tête sous la bise.

Toutefois, dans la grisaille, dans la pénombre et la froidure, une lueur s'allume, si ténue et si faible, mais sa flamme nous réchauffe et relevant la tête nous fixons fermement sur elle le regard, impatients de la voir grandir, puisant dans son scintillement encore fragile le courage qui nous manque, et sentant naître, avec l'espoir lumineux qui dissipera la nuit, la brillante certitude que pour tout après, il faut un avent.

 

lumiere-de-Noel.JPG

 

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