mercredi 18 février 2015

Rien ne sert de courir

Vous vous souvenez que mes enfants ont été mortellement déçus de ne pas pouvoir participer au cross mettant en compétition les différentes écoles du quartier et des communes avoisinantes.

Ce n'était pas faute de s'être entraînés pendant des semaines au cours d'intensives séances de préparation suite auxquelles ils me faisaient part des conseils avisés de leurs enseignantes.

« Courez tout doucement, les enfants », leur répétaient inlassablement les maîtresses tout au long de la course,  « à toutes petites foulées, il faut pouvoir tenir jusqu'à l'arrivée ».

Elles avaient bien raison, ces maîtresses, des enfants si jeunes auraient pu confondre course de vitesse et course d'endurance. Moi-même, pour ne citer que mon exemple, je les confondais petite dans la même aversion.

Donc mes enfants, ainsi que leurs camarades, s'étaient entraînés pendant des jours et des semaines à courir à petites foulées, tout doucement, sans se presser – art délicat pour certains sportifs en herbe plein d'énergie et amateurs de vitesse.

Le succès fut au rendez-vous : tous les enfants, exceptés les miens, cloués au lit, sont parvenus jusqu'à la ligne d'arrivée.

En revanche, il y a quelques jours, l'une de leurs enseignantes m'a confié son désarroi. D'une façon surprenante, les élèves de l'école de mes enfants se sont fait remarquer par leurs médiocres performances face à leurs concurrents des autres établissements et par leur absence totale sur les podiums. Au point que certains élèves sont allés jusqu'à adresser la réflexion suivante à leur maîtresse :

« Ah bon, parce que c'était une course ? »

Au moins on ne peut plus accuser l'école d'encourager l'esprit de compétition.



Doucement, la tortue, on a dit « DOUCEMENT » !

11 commentaires:

  1. Nul doute que si vos enfants avaient fait la course, il y aurait eu plusieurs podiums... Avec une super maman telle que vous... ;)

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    1. Chère Bécasse, je suis très flattée par vos compliments, mais si mes enfants ont hérité de mes capacités sportives, ils se tiendront toujours à une distance respectable des podiums...

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  2. De toute façon la vraie ligne d'arrivée, c'est la retraite.

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    1. C'est sans doute plus juste, et au moins nous sommes tous gagnants !

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  3. Ca doit être dur d'être maîtresse...

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    1. C'est en effet un art délicat d'enseigner... On est obligé de sacrifier plusieurs générations d'enfants avant d'aboutir à la bonne méthode pédagogique !

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  4. Chez nous, c'est mon mari qui avait dit aux enfants d'aller très doucement. Ils ont bien obéi, et s'il y avait eu un podium pour les trois derniers, ils y seraient montés bravement !

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  5. La pédagogie n'est plus ce qu'elle était. On devrait donner des cours sur les courses.

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  6. J'aime...elle a juste oublier de leur dire qu'il fallait tout donner dans la dernière ligne droite.

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